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Transhumance : du latin Trans (au delà) et Humus (du pays). Le pastoralisme régional consiste en une montée estive des ovins sur des alpages de proximité. Le troupeau de Didier, le berger, est constitué de 315 brebis Mérinos. Ces brebis sont résistantes et rustiques et sont remarquablement adaptées à une transhumance sans gardiennage. Les alpages du vallon du Soreiller et du vallon d’En-bas suffisent à la transhumance d’un troupeau de cette taille et restent facilement accessibles pour une surveillance ponctuelle. L’idée de participer au regroupement d’un troupeau de brebis dans la montagne et à leur descente dans la vallée nous a emballés. Cela permet d'une part une autre approche de la montagne, plus culturelle, et puis un "sacré entraînement" en terrain varié à courir, monter et descendre sur des sentes escarpées. Vendredi 26 septembre 2008 Trois mois ont passé depuis le stage des Ecrins et c’est avec beaucoup de chaleur et de joie que nous retrouvons les élèves du groupe de la formation montagne du lycée Pierre Béghin. Le chargement des sacs dans les minibus, à la sortie des cours, se fait dans la bonne humeur à l’idée d’aller de nouveau crapahuter dans ce merveilleux massif des Ecrins. Une heure trente plus tard, c’est à Saint Christophe-en-Oisans que nous nous installons dans le dortoir de l’auberge « La Cordée », tenue par Marie Claude Turc. Un copieux repas est savouré avant une nuit courte, car il faut se lever demain matin à 5h45 Samedi 27 septembre 2008 7h00 Départ d’un pas lent et régulier des Etages sur le sentier menant au refuge du Soreiller. Le programme défini par Didier lors d’une réunion préparatoire au lycée a quelque peu changé. En effet, le début du regroupement du troupeau qu'il a commencé hier a permis de redescendre une grosse partie des ovins dans un parc situé à proximité des Etages. La neige du vendredi les ayant poussé à perdre de l’altitude et à faciliter ainsi la première partie du travail. Il ne reste donc plus qu’une trentaine de brebis à chercher dans les différents vallons, couloirs, creux et autres cachettes de l’alpage. La montée s’effectue sans trop de peine. Nous apprécions le travail et l’entraînement déjà effectué et constatons avec satisfaction les progrès réalisés. Nous croisons Didier 300m sous le refuge et commençons à appeler les brebis soit en soufflant dans une corne soit en usant de la voie (bilibilibilibilibilibili), ou encore grâce aux aboiements de Bandit, le chien du berger. 10h00 Après une pause au Soreiller sous la majestueuse aiguille Dibona où quelques cordées ont commencé une escalade de plus de 300 mètres, nous poursuivons notre effort jusqu’au col du Soraté qui permet d’accéder au « vallon d’En bas ». Didier nous réunit pour nous donner les dernières consignes. Il n’y a apparemment pas de brebis dans le vallon du Soreiller et il va falloir scruter minutieusement le vallon d’En-bas. Quatre groupes (avec radios) sont formés et ont pour mission de ratisser un secteur précis de la montagne. Ainsi, les groupes des Aigles, des Chamois, des Bouquetins et des Acrobates se dispersent pour continuer leurs recherches 16h00 Nous nous retrouvons au bord de la route de la Bérarde après 6 heures de crapahut intense (+ 3h de montée au refuge du Soreiller), un peu fourbus, mais contents de cette belle journée ensoleillée passée en montagne. Le bilan de la journée : une seule brebis récupérée !!! Didier nous propose de poursuivre en descendant par la route les 300 brebis parquées depuis la veille, jusqu’à un enclos situé au Plan du lac, soit environ 12 kilomètres plus bas en direction de Bourg d’Oisans. Les apprentis montagnards acceptent avec ferveur. C’est ainsi qu’un peu plus tard, nous traversons Saint Christophe-en-Oisans où quelques badauds se désaltèrent à la terrasse de « La Cordée ».Marie Claude, un peu émue par le spectacle n’en rate pas une miette. Il faut dire que la famille Turc a connu de nombreux bergers dans ses rangs et que, depuis des décennies, la traditionnelle transhumance passe chaque année devant son auberge mythique. Quel grand moment de culture pastorale sont en train de vivre ces lycéens !!! Le patrimoine historique et culturel rural et montagnard vécu par 16 lycéens : cela mériterait un compte rendu devant la classe en cours d’histoire Géographie 18h15 Le dernier effort consiste à rentrer le troupeau dans l’enclos et il faudra bien 10 minutes pour décider les brebis un peu rebelles à cette idée. Exténué, mais heureux d’avoir pu vivre cette journée riche sur le plan physique mais aussi culturel, notre petit groupe peut enfin reprendre la route jusqu'au lycée où les parents attendent. Le prochain article vous dira si, la nuit suivante, nous avons encore compté les brebis dans nos rêves, ou si nous avons sombré dans un sommeil profond, réparateur et plein de ronflements pour certains... Demain, le troupeau poursuivra sa route jusqu’à Rochetaillée, soit encore une trentaine de kilomètres mais sans nous, car il y a quand même des devoirs à faire Merci à Didier et Gaëlle et Bandit, qui nous ont permis de vivre cette journée mémorable. Ils nous ont appris une multitude de connaissances et de détails sur l’activité pastorale. Ils ont su nous faire partager leur goût de la montagne, avec un vécu authentique et une approche pédagogique très intéressante. Philippe Crétier, groupe Formation Montagne.
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