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Transhumance : du latin Trans (au delà) et Humus (du pays). Le pastoralisme régional consiste en une montée estive des ovins sur des alpages de proximité au mois de Juin et une descente prévue début Octobre en fonction des conditions météorologiques. Le troupeau de Didier, le berger, est constitué d'environ 320 brebis Mérinos. Ces brebis sont résistantes et rustiques et sont remarquablement adaptées à une transhumance sans gardiennage. Les alpages du vallon du Soreiller et du vallon d'en-bas suffisent à la transhumance d’un troupeau de cette taille et restent facilement accessibles pour une surveillance ponctuelle. L’idée de participer au regroupement d’un troupeau de brebis dans la montagne et à sa descente dans la vallée nous a emballés. Cela permet d'une part une autre approche de la montagne, plus culturelle, et d'autre part, un "sacré entraînement" en terrain varié à courir, monter et descendre sur des sentes escarpées. Samedi 01 Octobre 2011 Trois mois ont passé depuis le stage des Ecrins et c’est avec beaucoup de chaleur et de joie que nous retrouvons les élèves du groupe de la formation montagne du lycée Pierre Béghin. 7h00 Les Étages. Didier réparti les 50 personnes présentes en 6 équipes et donne les consignes pour récupérer les brebis dans les différents secteurs des vallons d'en haut et du vallon d'en bas. Ces six équipes devront, par des chemins plus ou moins difficiles et exposés, regrouper le maximum de brebis éparpillées dans la montagne. Une grosse journée de marche, avec des montées et descentes nous attend. Entre 1200 et 2000 mètres de dénivelé pour certains. Départ d’un pas lent et régulier des Étages pour les six équipes sur le sentier classique menant au refuge du Soreiller ou celui du vallon d'en bas menant au col du Soraté. La montée s’effectue sans trop de peine. Nous apprécions le travail et l’entraînement déjà effectué et constatons avec satisfaction les progrès réalisés. Nous commençons à appeler les brebis soit en soufflant dans une corne soit en usant de la voie (bilibilibilibilibilibili), ou encore grâce aux aboiements de Bandit, le chien du berger. Sous la majestueuse aiguille Dibona où quelques cordées ont commencé une escalade de plus de 300 mètres, nous poursuivons notre effort tout en scrutant minutieusement à la jumelle le différent versant des deux vallons vallon. La mission étant de ratisser des secteurs précis de la montagne. Après une pause casse croute au col du Soraté (ou pas de pose du tout pour ceux qui continuent à courir après les brebis rebelles), nous attaquons la descente par le vallon du bas en continuant le travail de ratissage des différents secteurs. Ainsi, les groupes des Aigles, des Chamois, des Bouquetins et des Acrobates se dispersent pour continuer leurs recherches. La descente est longue et la fatigue commence à se faire sentir. Il faut diriger le troupeau tout en douceur, sans l'effrayer, et en raccrochant les dernières brebis qui ce sont isolées sur des pentes plus hautes ou plus éloignées 18h00 Nous nous retrouvons au bord de la route de la Bérarde après 10 heures de « crapahut » intense, un peu fourbus, mais contents de cette belle journée ensoleillée passée en montagne. Le bilan de la journée est très positif. Après avoir parqué le troupeau. Nous nous afférons à installer notre bivouac de la nuit et à préparer un repas bien mérité. 22H00, extinction des feux pour une bonne nuit de sommeil. Le départ demain est prévu à Dimanche 02 Octobre Après un nettoyage du campement et un déjeuner ultra rapide, nous repartons en direction de Bourg d'Oisans par la route de la Bérarde afin de descendre le troupeau. Nous traversons Saint Christophe-en-Oisans où quelques badauds se désaltèrent à la terrasse de l'hôtel de « La Cordée ». Marie Claude, la patronne, un peu ému par le spectacle n’en rate pas une miette. Il faut dire que la famille Turc a connu de nombreux bergers dans ses rangs et que, depuis des décennies, la traditionnelle transhumance passe chaque année devant son auberge mythique. Quel grand moment de culture pastorale sont en train de vivre ces lycéens !!! Le patrimoine historique, culturel rural et montagnard vécu par 30 lycéens : cela mériterait bien un compte rendu devant la classe en cours d’histoire Géographie!!!! Pour nous, l'aventure se finira à Venosc vers 13H30 ou les parents redescendront les jeunes dans la vallée pour un repos bien mérité après avoir fait les devoirs du weekend bien sur!! Nous nous saluons donc après le traditionnel débriefing ou nous félicitons les élèves pour leur très bonne tenue durant ces deux journées. Nous rappelons également que l'entrainement doit continuer (voir s'amplifier pour certains) en vue de la participation au projet final. Le prochain article vous dira si, la nuit suivante, nous avons encore compté les brebis dans nos rêves, ou si nous avons sombré dans un sommeil profond, réparateur et plein de ronflements pour certains... Ce soir, le troupeau arrivera à Rochetaillée. Merci à Didier et Gaëlle et Bandit, qui nous ont permis de vivre cette journée mémorable. Ils nous ont appris une multitude de connaissances et de détails sur l’activité pastorale. Ils ont su nous faire partager leur goût de la montagne, avec un vécu authentique et une approche pédagogique très intéressante. Philippe Crétier, pour le groupe Formation Montagne.
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